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Faire pousser une branche dans l’arbre de la civilisation

Faire pousser une branche dans l’arbre de la civilisation
Réunion interacadémique sur Les relations académiques franco-croates au fil du temps Faire pousser une branche dans l’arbre de la civilisation inserm U-1001, Faculté de Médecine, Université R. Descartes, Paris, France et Mediterranean Institute for Life Sciences, 21000 Split, Croatie. À l’occasion de ce rare rencontre entre les membres des Académies nationales Française et croate à Paris

Futurapolis, bienvenue sur la planète innovation

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LE POINT AU COEUR DE L'INNOVATION! Coup d'envoi. Le premier rendez-vous de l'innovation créé par Le Point s'est tenu à Toulouse le 11 février. Bouillonnant.

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Activités Scientifiques Passées et Futures

ACTIVITÉS SCIENTIFIQUES PASSÉES ET FUTURES ET LES INNOVATIONS EN COURS
Par Miroslav Radman
Professeur classe exceptionnelle à la Faculté de Médecine R. Descartes, directeur équipe INSERM U-1001 à  et Académicien (Académie des Sciences, Institut de France),
Fondateur et directeur de l’Institut Méditerranéen des Sciences de la Vie à Split en Croatie
Mes recherches passées étaient ciblées sur les découvertes des mécanismes moléculaires de la réparation des lésions dans l’ADN (endonucléase III), correction des erreurs de copie de l’ADN, la mutagenèse, recombinaison génétique, et leurs rôles dans la cancérogenèse et dans l’évolution des espèces.
J’ai découvert la réponse au stress cellulaire létal – le système SOS - et donné son nom en 1970. SOS domine encore le domaine de la réparation et mutagenèse de l’ADN. Le mécanisme moléculaire de la génération des mutations (que nous venons de visualiser, en grande première, dans les cellules vivantes ; Curr. Biol. 2010), notamment induites par les cancérogènes, est découvert grâce au concept SOS.
En 1976, j’ai mis en évidence l’existence du système de réparation des mésappariements des bases (SRM) qui corrige les erreurs de réplication par la rectification du brin copie d’après le brin matrice. Ensuite, j’ai contribué à démontrer le rôle clé du SRM, chez un mutant transgénique de la souris (le premier organisme mammifère « mutateur »), dans le développement précoce d’une multitude de cancers, montrant la relation de cause à effet entre les mutations et le cancer (Cell, 1995). La démonstration du mécanisme moléculaire de la spéciation est ma découverte la plus spectaculaire (Nature 1989). J’ai découvert également, avec mes collaborateurs, que l’inactivation du SRM augmente mille fois l’efficacité du ciblage des gènes chez les cellules souches de la souris avec l’ADN non-isogénique (Cell, 1995).
Depuis 2004, j’étudie les organismes les plus robustes (la bactérie D. radiodurans et l’animal Rotifère bdelloid) afin de comprendre les limites de la vie et – éventuellement – de tenter une voie de l’acquisition de la robustesse biologique (résilience et longévité) par l’homme. Nous avons résolu un mystère vieux de 60 ans : le mécanisme de la réparation de l’ADN pulvérisé par radiations excessives chez Deinococcus radiodurans (Nature, 2006 et Cell, 2009). Grâce aux études de D. radiodurans et des Rotifères, nous avons découvert que « la chimie de la mort » n’est pas le dommage à l’ADN, mais aux protéines, et que la robustesse biologique est due à la présence d’une protection des protéines par un cocktail des petites molécules – pièges aux radicaux libres d’oxygène (Krisko & Radman, PNAS, 2010).
J’ai conçu actuellement quatre projets intimement liés et interdépendants avec une vision de révolutionner un jour la santé publique et la longévité humaine par une prévention active de toutes les maladies liées à l’âge:
(1) « Biologie de la robustesse » – recherche des bases moléculaires de la résilience des différentes organismes robustes et des cellules humaines robustes (cellules souches et cellules tumorales). Isolement des métabolites qui protègent les protéines contre les dégâts oxydatifs.
(2) « Biogérontométrie » – mesure quantitative de l’âge réel, biologique, de chaque individu, c’est à dire de son espérance de vie.
(3) « Biologie du destin » - un « profilage » biologique permettant une médecine préventive et curative ciblée et individualisée. Nous avons découvert que les différentes versions de la même protéine polymorphe, provenant de différentes personnes, peuvent avoir une susceptibilité à l’oxydation qui varie d’au moins 15 fois (non publié). Ainsi, une nouvelle méthodologie permettant de mesurer quantitativement les nivaux d’oxydation de chaque protéine humaine pourrait déterminer, à jeune âge, les prédispositions aux maladies survenant à l’âge avancée - c’est à dire, prédire la cause et, vaguement, le temps de la mort (le destin).
(4) « Gérontothérapie » est censée de pallier au « destin » - prédispositions héréditaires de chaque personne - par utilisation des protecteurs antioxydants isolés dans le cadre du projet #1. Le destin ne serrait pas changé, car inscrit dans l’ADN, mais au moins décalé dans le temps résultant ainsi dans la prolongation de la vie saine.

À part de ceci, j’ai aussi conçu avec un collègue le projet d’une nouvelle biotechnologie – le génie de symbiose (Symbiosis engineering) – qui s’inspire des très nombreuses exosymbioses naturelles (notre flore intestinale, par ex.) et de l’endosymbioses qui ont donné la mitochondrie et le chloroplaste) – afin de créer les grandes modifications fonctionnelles de l’hôte sans pourtant changer le génotype nucléaire. Cette technologie est protégé globalement par une demande de brevet qui a passé avec succès deux premières phases d’examen. Le premier projet est de créer une symbiose photosynthèse-fermentation pour une bioconversion complète de l’énergie solaire. Le deuxième est de modifier génétiquement une souche bactérienne, Escherichia coli Nissle 1928, parfaitement anodine (commensale, faisant partie de notre flore intestinale) et la réintroduire dans la flore intestinale afin qu’elle produise dans l’intestin les médicaments, comme l’insuline, les vitamines ou les antioxydants (voir #4).

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Miroslav Radman - biologie moléculaire et de génétique Scientist - Site Officiel